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Juliette Minchin, Omphalos, cire et acier, 200 x 200 x 240 cm. © Courtesy of the artist

Se laisser glisser dans les ruelles du vieux Saint-Paul. Là, dans cette ancienne place forte aux hautes murailles du Moyen-Age, croiser une nouvelle façon d’envisager les lieux et les éléments avec de jeunes talents venus de France ou d’ailleurs. L’objectif de la Biennale Internationale de Saint-Paul de Vence ? Réimpulser une dynamique dans le champ des arts visuels dans ce village qui fut un temps un haut-lieu de création avec Matisse, Miro, Modigliani ou encore Picasso. Après une première édition marquée par de grands noms de l’art contemporain, c’est donc cette année dix-huit artistes émergents, représentés ou non en galerie, qui ont ici installé leurs travaux essentiellement à ciel ouvert. Une édition présidée par Olivier Kaeppelin, sous le commissariat d’exposition de la galeriste Catherine Issert, enfant du Pays. Un parcours qui débute à l’entrée du village avec les sangles cousues d’Awena Cozannet, semblables à des paysages de montagne. Tandis que Charles Le Hyaric hisse sa « Nébuleuse des Dryades » dans un arbre, comme un nid de cheveux accrochés aux branches, Linda Sanchez, Prix Révélation Emerige 2017, donne à voir la fragilité d’une architecture de colonnes colorées. Avec ses découpes de bidons de récupération, Kevin Rouillard invite avec une intelligence rare à regarder de nouveau les remparts et les portes. Pierre-Alexandre Savriacouty compose une œuvre sur le fil : un vitrail formé d’autant de coquilles d’escargot que de ciel. Ici, un arbuste sonore se met à rugir lorsqu’on touche ses feuilles. L’installation aérienne en sélénite de Stéphane Guiran, « Rêve de neiges éternelles », semble respirer au gré du vent à deux pas de là où repose Marc Chagall dans le cimetière du village. Un souffle nouveau, une poésie à découvrir et redécouvrir encore.

Jusqu’au 2 octobre
« Biennale Internationale de Saint-Paul de Vence »
Dans tout le vieux village de Saint-Paul
Tel. 04 93 32 86 95
Bis-art.com