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URBAN GUIDE

À l’affût de bonnes idées et adresses ? Expositions, festivals, concerts, boutiques, collections capsules, restaurants, bars… Toutes les dernières actualités et ouvertures de la Provence sont présentées dans notre rubrique Urban Guide. De quoi découvrir toute la richesse et la diversité du maillage culturel, shopping et gastronomique à tester sans attendre. Les créateurs locaux ont également la parole dans ces pages.

juillet 2021
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Ousmane Sow Atelier de Dakar 1998 Création Little Bighorn. © Béatrice Soulé - Roger-Viollet - ADAGP
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« Little Bighorn : les sculptures d’Ousmane Sow » Une exposition du Centre des monuments nationaux. © Béatrice Soulé - Roger-Viollet - ADAGP

Ousmane Sow

Little Bighorn, la dernière victoire indienne

Les colosses du sculpteur sénégalais investissent le village fortifié de Mont-Dauphin dans les Hautes Alpes. Un ensemble de trente-cinq sculptures d’une puissante matérialité. Un prêt pour une durée de 10 ans.

Lorsqu’elles furent exposées sur le Pont des Arts à Paris en 1999, ses sculptures au regard marquant ont attiré plus de 3 millions de visiteurs. En tant que kinésithérapeute, Ousmane Sow connaissait bien l’anatomie et c’est en autodidacte qu’il s’est mis à mêler la terre et la paille pour faire surgir d’impressionnants personnages parlant autant du corps que de l’esprit. La série exposée au Mont-Dauphin a été créée en référence au célèbre affrontement qui opposa les Indiens des Plaines à l’armée fédérale des Etats-Unis en 1876. Pourquoi l’artiste, qui a désormais un musée dédié à Dakar et depuis peu un catalogue raisonné, avait-il choisi cet événement en particulier ? « J›avais pensé sortir un peu de l›Afrique pour créer une autre ethnie qui se rapprocherait un peu de nos coutumes, et j›ai pensé aux Indiens d’Amérique. Ils ont, comme la plupart des peuplades africaines, le souci de leur corps, le goût du maquillage, et la vénération de leur sorcier », expliquait Sow en 1996. La bataille s’étant soldée par la mort du Général Custer, Little Bighorn est devenue l’une des plus éclatantes victoires indiennes. Ces sculptures épiques ont ainsi pris place sous une exceptionnelle charpente datant du XIXe siècle, dans la partie Est du comble de la caserne Rochambeau. L’espace, qui n’avait encore jamais reçu d’exposition, a donc été spécialement aménagé pour donner à voir au public ces œuvres dans un environnement à leur mesure : le village fortifié de Mont-Dauphin.

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