Image

PORTRAITS

Ils sont artiste, cheffe étoilée, designer ou apiculteur, pilote automobile ou créatrice de mode. Leur point commun ? Ces personnalités glamour ou au cœur de la vie culturelle, économique et sociale régionale sont les moteurs de l’actualité azuréenne. Découvrez sans filtre le témoignage de leur parcours, leurs rêves, leurs ambitions et leurs projets à venir.

décembre 2023 Écrit par 
Évaluer cet élément
(1 Vote)

Sandrine Motte et Marie Borni

Un duo pour qui la transformation coule de source

Par Maurice Gouiran
Image
Prix Environement / Environment Award

Depuis 2018, la Société des Eaux de Marseille est dirigée par un duo de femmes : Sandrine Motte, Directrice Générale, et Marie Borni, Directrice Générale Déléguée. Des dirigeantes qui ont, dans le contexte économique et climatique actuel, une priorité : « responsabiliser et digitaliser à tous les niveaux pour protéger les ressources en eau ».

Outre leurs responsabilités au sein de cette entreprise de plus d’un millier de collaborateurs, les deux dirigeantes sont très impliquées dans des structures économiques du territoire. Sandrine Motte est membre élue et secrétaire au bureau de la CCIAMP depuis 2021 et membre du conseil d’administration du Club Top 20 depuis 2020. Pour sa part, Marie Borni est membre du Comex40 des Bouches-du-Rhône depuis 2022, co-présidente du Territoire Ouest Métropole UPE13 depuis 2022, membre du Cercle des Dirigeants depuis 2021. Le bilan des années de gouvernance de ce duo dynamique de dirigeantes est éloquent. Sous leur impulsion, la SEM s’est transformée en profondeur par une accélération de la digitalisation, une évolution des méthodes de travail et des process, une mise en valeur de l’innovation et de la RSE « Nous avons beaucoup transformé cette entreprise et nous continuons sur les technologies mises en œuvre, le management et la formation des équipes, la stratégie d’investissement ou l’anticipation des risques » affirme Sandrine Motte tandis que Marie Borni tient à préciser que « ce territoire semble disposer d’un accès facile à l’eau. Mais 2022 a marqué un tournant : il peut aussi être exposé à des événements extrêmes. Une nouvelle relation doit s’instaurer par rapport à l’eau, nous accompagnons cette prise de conscience. » Les Alpes sont le château d’eau de la SEM et on ne peut plus ignorer aujourd’hui qu’il y aura moins d’eau dans les années à venir, que cela pourrait générer un problème sur la ressource Durance. Sandrine Motte et Marie Borni sont bien conscientes qu’elles auront des décisions à prendre comme leurs ainés en ont pris avec la construction du canal de Marseille et la création de la SEM il y a… 80 ans ! 

Image

« Dans la transformation de l’entreprise et plus particulièrement dans la conduite du changement nous privilégions la place du collaborateur, son évolution et son épanouissement. Nous veillons également à une parfaite parité, comme en témoigne notamment la constitution de notre Comité Directeur. »

Sandrine Motte

La SEM

Implantée en Provence depuis 80 ans, la Société des Eaux de Marseille est connue pour ses activités de gestion des services publics d’eau potable et d’assainissement. Elle fait de la préservation de la ressource l’axe transversal de toute sa stratégie. L’importance de cette société peut se mesurer en chiffres - 80 ans d’existence, 1 200 collaborateurs, un million et demi d’habitants desservis en assainissement, 5 400 km de réseau d’eau potable entretenus – ou en indicateurs annuels - 200 millions de chiffre d’affaires, 120 millions de m3 d’eau potable distribués, 19 millions de m3 d’eaux usées traités. Dans tous les cas, la SEM apparaît comme un élément incontournable de la vie régionale. Si le métier de base de la SEM est de distribuer la meilleure eau de France à près de deux millions de personnes, une transformation est devenue indispensable pour s’adapter aux nouveaux enjeux sociétaux et climatiques. Ainsi, la SEM a déjà réduit le volume de ses prélèvements dans la Durance et accentue sa traque des fuites sur le réseau avec des techniques de plus en plus sophistiquées. Le déploiement de 240 000 compteurs de télérelève a accéléré la détection d’anomalies de consommation dans les foyers provençaux avec des résultats tangibles puisque le taux de rendement des réseaux atteint 86 % (la moyenne nationale est 80 %).

Lu 376 fois Dernière modification le mercredi, 06 décembre 2023 15:01

Pour partager l’article :

+ de portraits