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De la création de produits originaux aux nouvelles technologies de l’information et la communication, les entreprises azuréennes sont un véritable atout de la région. Economie, banque, immobilier, urbanisme, architecture… cette rubrique se place au plus près des initiatives et transformations de nos villes. Ici, le concours ArchiCOTE vient également tous les ans récompenser les projets d’architectes les plus engagés et inscrits dans leur territoire.

septembre 2022

Route du Rhum

  • Coup double pour Monaco
  • Deux sociétaires du Yacht Club de Monaco sont qualifiés pour participer à la 12e édition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe : le skipper Boris Herrmann et l’amateur Oren Nataf.
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Le nouvel IMOCA Malizia–Seaexplorer de Boris Herrmann. / @ Antoine Auriol
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Oren Nataf sur son Rayon Vert.

Ils seront deux à représenter les couleurs de Monaco parmi les 138 solitaires qui prendront le large le 6 novembre pour une traversée de l’Atlantique entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre. « Quelle fierté pour nous d’avoir deux sociétaires alignés au départ de cette prestigieuse course transatlantique organisée tous les quatre ans », s’enthousiasme Bernard d’Alessandri, Secrétaire Général du Yacht Club de Monaco. Cinquième de la Route du Rhum 2018 et du Vendée Globe 2020-2021, Boris Herrmann a mis à l’eau son nouvel IMOCA Malizia–Seaexplorer cet été. Il prépare avec la Team Malizia, fondée par Pierre Casiraghi, vice-président du Y.C.M., cette première grande compétition en vue de participer à l’Ocean Race et au Vendée Globe en 2023. Grâce à un mini-laboratoire installé à bord, il pourra fournir des mesures précises du taux de CO2 des océans. « Nous allons faire deux tours du monde ; soit deux fois plus de données récoltées ce qui permet les comparaisons », estime le navigateur allemand.
Un autre membre du YCM, Oren Nataf, a décroché son ticket pour la Route du Rhum après avoir effectué une boucle en 4 jours 20 heures, au départ de La Rochelle, démontrant ainsi, à bord de son trimaran Rayon Vert, qu’il était capable de parcourir 1 200 milles (2 222 km) en solitaire, dans du vent soutenu avec un passage à plus de force 5… Une performance pour ce marin amateur de 50 ans qui a découvert la course au large en compétition, il y a à peine 10 ans, en achetant son premier bateau… « Tant que je n’avais pas l’assurance de cette qualification, je ne me projetais pas vraiment. Je préférais prendre les étapes les unes après les autres. Maintenant, que c’est officiel, je comprends que je viens d’enclencher un véritable contre-la-montre pour cette dernière ligne droite avant le départ. C’est à la fois stressant et excitant », s’est réjoui Oren Nataf.

Par Milena Radoma