ART & HORLOGERIE

 

apologie
 

APOLOGIE DE L'ACIER


05.2014

 

Bien moins cher que l’or, dur et résistant, l’acier part à la conquête de nouveaux clients en offrant des montres moins onéreuses. Et surprise ! Même les collectionneurs sont charmés par ses tonalités gris bleuté.

Complications horlogères et acier… L’équation peut sembler incongrue. Bien moins noble et onéreux que l’or ou le platine, cet alliage de fer et de carbone suscite pourtant un intérêt grandissant de la part des manufactures. Et pour cause ! L’acier permet de décliner des garde-temps accessibles à une nouvelle clientèle, souvent plus jeune. Si bien que, dans les allées de Baselworld, il n’est une collection qui n’offre son modèle en acier. Le joaillier Fred a l’audace de l’associer à des diamants. La montre Force 10 ose le semi-pavage mais aussi une déclinaison précieuse, totalement sertie de brillants. Quand la maison Boucheron réinvente son icône Reflet, elle n’oublie pas d’en soumettre une version pure en acier avec cadran argenté décor godrons. Ces messieurs sont également de la partie. Panerai habille sa Luminor Base 8 Days Acciaio d’un boîtier en acier poli et Parmigiani élit l’alliage pour sa collection Métro et ses futurs best-sellers, Métrographe ou Métropo­litaine. Même combat chez Blancpain, qui, pour la première fois, propose son modèle Bathyscaphe de 43 mm de diamètre en acier brossé sur un bracelet métal des plus conforta­bles. Enfin, quand Patek Philippe s’aventure dans le dom­ai­ne de l’acier, la ma­nu­facture donne inévitablement nais­sance à un collec­tor. Ses vitrines comprennent si peu de modèles réalisés dans cet alliage – outre les lignes sportives comme Nautilus ou Aquanaut – que les collectionneurs se les arrachent. Après avoir brillé en or rose ou platine, le chronographe à quantième annuel référence 5960/1 innove en sobriété. Il ne fait aucun doute que les aficionados sont déjà sur le qui-vive pour s’offrir l’une des premières montres compliquées de la marque bâtie dans l’acier.