Design printemps 2018

 

 padovani

Totalement vitrée, la maison ouvre sur le jardin et la piscine.

La maison Rouge

  • Grand éclat

03.2018

AMarseille, la maison de Baumont dite « en habit rouge » offre un espace de vie ultra-contemporain de 200 m² où se mêle un univers de couleurs. Ici, on est dedans, on est dehors en même temps. Décorateur autodidacte, Maurice Padovani se définit comme un « moderne ». « Dans chacune de mes réalisations, mon premier objectif, parfois entêtant, est de retrouver l’esprit du lieu, son origine. Et cela passe forcément par un déshabillage de l’existant. « Dégager les strates successives pour finalement laisser apparaître les racines de la construction. A partir de là, je modèle ces empreintes du temps en les imprégnant de modernité. » Sobres mais colorés, toujours fonctionnels, les intérieurs signés par Maurice Padovani se parent de matériaux brut et naturels comme le verre, le bois et le béton qu’il utilise volontairement le moins transformés possible. ». La couleur, souvent vive, est également une marque de son passage. Maurice Padovani a accepté de nous ouvrir les portes de son domicile, la maison « en habit rouge », nichée quelque part au cœur de Marseille... Une oasis de calme et d’eau, de verdure et de verre. Le verre justement qui habille la totalité de la façade côté jardin, sans frontière entre l’intérieur et l’extérieur. « J’ai décidé que la façade sud ne comporterait, pour la partie habitation, aucun élément maçonné, ni même plein. » A noter, une dalle de béton en porte-à-faux, une paroi de persiennes fixes à lames orientables et un écran de toile, mobile, protègent cette façade du rayonnement solaire.

 

Un intérieur rehaussé de tons sombres.
Naturellement très lumineuse, on ne trouve ici aucun revêtement de mur ou de sol de couleur claire ; ni même une seule touche de blanc. En revanche, le rouge orangé, le jaune, le brun et le noir inondent la maison de leurs teintes rassurantes. Les plafonds, vierges de doublages, laissent apparente la structure poutrelles-hourdis, qui se révèle, grâce à la multitude de ses micro-dépressions, comme un excellent dispositif de correction acoustique. Et un peu partout, des meubles et luminaires de célèbres designers à l’instar de l’incontournable Lounge Chair de Charles et Ray Eames (Vitra).

 

Par Louis Badie
Photographies Paul Ladouce