Quand la nature inspire…

 
 et la lumiere
 

Et la lumière fut !


04.2016

Mettre en scène son jardin grâce un éclairage artistique ? C’est possible avec Artlight Design.

 

L’histoire commence il y a 5 ans. « Un jour, un ami me prête sa villa, afin que je vienne me reposer avec ma famille, et souhaite que je jette un coup d’œil sur l’éclairage de son jardin », explique Joël Demazure. Deux jours plus tard, quand il rentre, c’est le flash total ! Son jardin est transfiguré. « Tu as de l’or dans les mains, monte ta boîte ! » lui lance-t-il. Qu'à cela ne tienne ! Joël Demazure se lance dans l'aventure avec Damien Durand, ex-directeur commercial d’un des leaders européens de la prestation de service audiovisuelle. Artlight Design vient de naître. Une évidence. En effet, si le secteur de l’éclairage extérieur est peuplé de nombreux acteurs performants, architectes et électriciens, peu – pour ne pas dire aucun – développent ou proposent une approche artistique. Il faut dire que Joël Demazure à de quoi en imposer, lui qui fut chef éclairagiste de la Grande halle de la Villette pendant quinze ans, du Pavillon français à l’Exposition universelle de Shanghai, du bâtiment de la General Electric aux J.O. de Pékin, de la Fête nationale du Qatar à Doha ou – attention les yeux – de la tour Eiffel... « En 2006, quand je travaillais pour la Grande halle de La Villette, une salle de concert en poutres d’acier et en verre de 80 mètres de large sur 200 mètres de long, un contact me demande de l’aider à éclairer le même type de structure... mais verticale. Il s’agissait de la tour Eiffel, qui devait être illuminée à l’occasion de la commémoration de la création de l’Europe ! Ma proposition a été retenue. » Le bleu azur qui a habillé la Grande Dame imprime encore les mémoires...

 

Peindre un cadre noir
C’est au théâtre que Joël Demazure a fourbi ses armes. « Là, j’ai compris que la lumière était un instrument extraordinaire. Contrairement au son, son utilisation n’a aucune limite. Elle vous permet de sculpter l’espace et aide le spectateur à se projeter dans l’histoire. C’est cette technique que j’utilise pour les jardins. » Une approche conçue comme une véritable mise en scène, qui se résume en trois points. Premièrement, « ne pas reproduire la nuit ce que l’on voit le jour. Pour révéler l’âme d’un jardin et faire apparaître un univers différent la nuit, il faut masquer certains éléments et en faire ressortir d’autres. Ce qui est évidemment impossible le jour. On doit partir d’un cadre noir puis peindre à l’intérieur. C’est un vrai choix esthétique et artistique ». Deuxième critère : s’inspirer des habitudes de vie des occupants et de la composition du jardin. « Nous passons du temps avec les propriétaires, afin de découvrir ce qu’ils aiment, comment ils occupent le jardin, s’ils reçoivent... Cela va nous permettre de créer des scénarios personnalisés. » Enfin, dernière règle : « Envelopper ces scénarios dans des thématiques accessibles à tous, comme reproduire un rayon de lune, un éclair, adapter les couleurs à la saison... » Cela peut être réalisé avec quelques spots disponibles en grande distribution... Il suffit d’avoir, comme Joël, des idées... lumineuses !