Montres - Le cru 2016

 
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Fabrizio Buonamassa Stigliani. © David Atlan

Fabrizio Buonamassa Stigliani

  • Le garant du style Bulgari

05.2016

Fabrizio Buonamassa Stigliani* fait partie de l'aventure horlogère du joaillier Bulgari depuis 15 ans. Auprès de 350 collaborateurs en Suisse, il travaille main dans la main avec les ateliers italiens pour préserver le style si particulier de la maison, fondée en 1884.

 

COTE : Comment se comporte Bulgari sur le segment horloger ?
Fabrizio Buonamassa Stigliani : Nous avons eu une année fantastique. Dans cet élan, nous avons présenté, à Bâle, de nombreuses nouveautés pour la femme comme pour l'homme.

 

Comment vous positionnez-vous sur le marché ?
Les clients qui viennent à nous ont un goût spécifique, un caractère fort et une certaine confiance en eux. Nous nous démarquons par notre style unique mais aussi par notre héritage. Aujourd'hui, nos montres allient le design italien et la qualité suisse.

 

Comment se définit le style Bulgari ?
C'est un style qui joue avec des éléments venus d'univers différents pour générer un objet qui n'existait pas. Rappelons que la ligne Tubogas s'inspire des tubes de gaz... Les Italiens et Bulgari aiment utiliser les contraintes comme élément esthétique. Ici, c'est le ressort sur lequel s'intègrent les maillons du bracelet. Recourir à des matériaux inédits, transformer une opportunité en produit exceptionnel, font aussi partie de notre ligne de conduite.

 

Comment parvient-on à créer des montres au design si fort qu'elles sont reconnaissables en un clin d'œil ?
Chez Bulgari, la beauté, les proportions et la technique sont au même niveau. Nous ne sommes pas dans la montre-instrument. Même notre montre de plongée, la Scuba, est différente des autres. Dans notre ADN, la forme géométrique est une matrice forte. Le plus bel exemple est notre ligne Octo, très architecturale.

 

Les montres dame représentent la majorité de vos ventes. Quelles sont les grandes nouveautés ?
On a intégré de la céramique blanche et noire sur les modèles Serpenti Spiga, plus faciles à porter. La ligne Serpenti est un formidable terrain de créativité. Sa forme pure fait qu'elle est éternelle. Et c'est cette atemporalité qu'on attend du luxe. On veut pouvoir transmettre sa montre de génération en génération.

 

2016 marque une petite révolution esthétique avec la Serpenti Incantati. Pourquoi avoir revisité cette ligne iconique ?
Côté design, la révolution tient au serpent qui s'enroule autour du boîtier rond. Pour la première fois, cette montre Serpenti intègre une complication, un tourbillon squelette. Il était important d'offrir à nos clientes un autre porté. Mais attention, l'Incantati est très différente des autres Serpenti, mais elle n’en demeure pas moins 100 % Bulgari !

 

Comment naît une montre ?
Tout part d'un croquis à la main, qui doit répondre aux exigences du marché. Un designer doit nourrir sa créativité de ses voyages, du patrimoine, de l'histoire... Il doit avoir les yeux toujours grands ouverts. L'Incantati, par exemple, est inspirée d'une broche ancienne. Il faut être capable de connecter différents univers pour créer quelque chose de nouveau.

 

Autre temps fort, l'Octo Finissimo Répétition Minutes, la montre à sonnerie la plus plate du monde. Quel était le postulat ?
Notre volonté est de rendre la complication horlogère facile à porter. Pas question de créer des montres de musée ! Pour celle-ci, il nous a fallu trois années de développement pour le mouvement qui ne dépasse pas les 3,12 mm d'épaisseur et deux ans pour la boîte (6,85 mm) et le cadran. Aux contraintes de finesse et de qualité du son, nous nous sommes ajouté celle du titane, sur le cadran et le boîtier.

 

Quels sont vos prochains défis ?
Rester connecté avec l'histoire de la marque et faire évoluer les piliers, Serpenti, Lucea, Octo et Bulgari Bulgari Il ne s'agit pas d'être créatif pour être créatif. L'idée est de perpétuer la créativité fonctionnelle, chère à la maison.