AEROPORT

 
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 1 Le Terminal 2 et son architecture résolument contemporaine. - 2 & 3 Le nouvel aménagement de l'aéroport va redéployer et diversifier l'offre restauration sur de nombreux points de vente. - 4 La refonte des terminaux permettra à terme de doubler la surface commerciale. - 5 La mezzanine du Terminal 2 dans sa future configuration.

Aéroport Nice Côte d’Azur

  • Un moteur économique

10.2015

De Nice à Cannes et Saint-Tropez, la fréquentation du pôle aérien booste les stations touristiques azuréennes et génère d’importantes retombées sur l’emploi de la Riviera.

 

On se souvient du temps où la Côte d’Azur était encore une destination hivernale, puis de l’arrivée du train, qui a largement contribué à l’essor du territoire. Aujourd’hui, l’aéroport de Nice Côte d’Azur est le deuxième de France après Paris. Bénéficiant d’un emplacement privilégié en bord de mer, dans le prolongement de la promenade des Anglais, il a accueilli pas moins de 11,7 millions de passagers l’an dernier, avec des records de fréquentation pour la période estivale, de fin-avril à mi-octobre. D’après les derniers chiffres publiés par l’aéroport pour l’année 2011, il aurait un impact économique total de 7,04 milliards d’euros, soit 5 % du PIB de la région PACA. Un chiffre qui est lié à l’activité directe de la plateforme, mais aussi à l’activité hors site découlant de l’utilisation des infrastructures et à la diffusion dans l’économie locale. Le pôle aérien rassemble en effet une centaine d’entreprises, avec près de 5 000 équivalents temps plein directement liés. Et ses clients non-résidents dans les Alpes-Maritimes dépensent en moyenne 650 euros par séjour sur la Riviera.

 

En provenance de New York ou Dubaï
Le développement de lignes directes est devenu un enjeu stratégique majeur, beaucoup de passagers renonçant à voyager en raison de correspondances. Sur ses terminaux 1 et 2, l’aéroport niçois déployait ainsi en 2014 une palette de 105 destinations desservies en vol direct, un choix qui s’étoffe chaque année. Les liaisons vers la France et toute l’Europe, mais également l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Amérique du Nord, sont assurées par plus de 50 compagnies aériennes. Elles se traduisent par un gain de fréquentation touristique, que ce soit pour les congrès ou les loisirs. Parfums, produits aromatiques et pharmaceutiques, fleurs ou haute technologie, ces destinations offrent aussi de nouveaux débouchés à l’export pour les productions industrielles et agricoles des PME de la région, et l’activité fret représente près de 10 % des revenus des vols long-courriers.

 

Une vitrine à l’image de la Côte d’Azur
Pour attirer toujours plus de visiteurs, l’aéroport joue la carte des services. L’idée est de faciliter le parcours client, de l’accès aux parkings jusqu’à l’embarquement, en passant par les contrôles aux postes de sûreté. Et la métamorphose du Terminal 1 est en marche ! Après plusieurs mois de travaux, il devrait dévoiler en mai 2016 son nouveau visage, en attendant la refonte du Terminal 2 pour permettre d’accueillir 4 millions de passagers supplémentaires. Les zones dédiées au confort des voyageurs et aux commerces seront quasiment doublées, garnies de boutiques fixes et de pop-up stores. Un chantier couplé au redéploiement de l’offre restauration, avec une multitude de points de vente allant des concepts les plus simples aux plus haut de gamme. Parmi les enseignes représentées, on trouve entre autres des offres régionales à la notoriété internationale, comme Fragonard, la Tarte tropézienne, Vilebrequin, Château Malherbe ou encore Aix & Terra.